Ce mardi, la Commission Economie et Innovation examinera la proposition de décret visant à récupérer les aides publiques en cas de licenciements boursiers, portée par Philippe Henry.

L’histoire wallonne de ces dernières années est jalonnée de licenciements au sein d’entreprises réalisant encore des bénéfices importants afin de satisfaire les attentes des actionnaires, et ce au mépris des travailleurs. Cette pratique est connue sous le nom de « licenciements boursiers ».L’injustice de ces actes est d’autant plus durement ressentie que nous traversons la pire crise économique, financière et sociale depuis la Seconde Guerre Mondiale.

Il n’est pas rare que les entreprises recourant à ces licenciements boursiers aient, durant leur période d’activité, bénéficié de diverses aides publiques ou d’ incitants financiers.

Deux décrets de 2004 instaurent déjà en Wallonie l’obligation pour les entreprises d’affecter les aides accordées aux objectifs prévus. Le Gouvernement conditionne également depuis quelques années l’octroi de ces incitants au maintien ou à la création d’emplois durant quatre ou cinq ans, sans toutefois que cette disposition ne soit coulée dans les textes.

Ecolo propose donc de systématiser ces possibilités de récupération sur une période de cinq ans en cas de délocalisations ou de licencements dits « boursiers », afin de créer un effet dissuasif et d’empêcher les multinationales de partir à la pêche aux subsides en Belgique.

Cette proposition fait partie de l’arsenal de textes déposés par Ecolo aux différents niveaux de pouvoir suite au drame de Caterpillar

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