Stéphane Hazée en commissionEvolution # Publifin – #Nethys : il y a des enjeux qui progressent, d’autres dont on nous dit qu’ils progressent, mais sans que cela ne soit très clair, et puis d’autres encore qui ne progressent pas, voire qui reculent une nouvelle fois. De son côté, le Gouvernement wallon MR-CDH souffle le chaud et le froid !

Comme vous le savez, le suivi des recommandations de la commission d’enquête fait l’objet d’un suivi rapproché par le Parlement de Wallonie, qui a à nouveau fait le point sur l’évolution (ou non) du dossier.

Il y a des enjeux qui avancent et c’est heureux. Faisant suite à la commission d’enquête, des décrets ont été adoptés par le Parlement et ils contraignent à présent certaines évolutions positives, par exemple au niveau de l’autonomie en voie d’être rendue au gestionnaire de réseau de distribution d’électricité et de gaz ou quant à l’extension des pouvoirs de la tutelle régionale.

Il y a aussi des enjeux dont on nous dit qu’ils progressent mais sans que cela ne soit très clair. Tel est le cas de la limitation des rémunérations abusives des top managers. Nethys a ainsi annoncé que l’ensemble de ses cadres respectaient le plafond annuel de 245 000 € (brut indexé) fixé par le Parlement. Nous aurions envie d’y croire… Mais lorsque nous demandons à la Ministre si elle a demandé les pièces juridiques, si la tutelle a pu voir par exemple les modifications des conventions, pour vérifier que tel est bien le cas, elle nous répond que « Publifin lui confirme l’annonce récente de Nethys relative à la conformité au plafond des rémunérations de ses cadres » (sic) ! Vu toutes les entourloupes déjà usées par le Groupe, cela n’est pas suffisant. Nous avons donc demandé au Gouvernement d’utiliser les nouveaux pouvoirs que le décret lui a donnés pour assurer le respect de la législation. Cela apparaît essentiel.

Il y a encore une série d’enjeux qui n’avancent pas … ou même qui reculent.
Ainsi, PS, CDH et MR continuent à ne pas vouloir mettre à l’écart les personnes dont la responsabilité est engagée dans le scandale, alors que c’est un élément clé des recommandations de la commission d’enquête. D’autres recommandations, voire même des engagements pris par l’intercommunale, restent en rade.

Nous avons également appris que Nethys avait créé de nouvelles filiales et réorganisé ses activités. Depuis plusieurs mois, nous attendons une réflexion stratégique, une vision sur les métiers, et il est à présent essentiellement question d’opérations visant à permettre à certaines personnes, à travers une privatisation, de pouvoir échapper au décret et au plafond de rémunérations. Depuis plusieurs mois, nous attendons un débat partagé avec les élus locaux, une réflexion largement concertée notamment au sein de Publifin, et il est essentiellement question d’une décision concentrée au sein de Nethys. Comme si c’était toujours la même dynamique de pouvoir, les mêmes logiques d’intérêts. Beaucoup s’interrogent, y compris au sein du personnel : le Groupe va-t-il vraiment vendre des activités pour caser tel ou tel dirigeant et lui maintenir la même rémunération exorbitante ?

Enfin, le Gouvernement a approuvé les comptes 2016 de l’intercommunale et donc la décision de Publifin de limiter le remboursement des comités de secteur à un peu moins de 300 000 € (pour 1 000 000 € perçus à travers ses mandats fictifs), en ne prenant comme critère que la présence ou l’absence aux réunions, et non l’insuffisance ou l’absence de prestations. 30 %, c’est vraiment trop peu. Pour les top managers, c’est même 0%, puisqu’aucune procédure n’a encore été ouverte.

Pour en savoir plus: l’interpellation du 5 juin 2018 de Stéphane Hazée et son projet de motion déposé en conclusion de cette interpellation en date du 5 juin 2018.

Pour en savoir plus également : voici les précédentes interventions de Stéphane Hazée à l’attention de la Ministre des Pouvoirs locaux.

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