Interpellation - Les régressions en matière d'objectifs climatiques 

Publié le 16/06/2017
Type : Interpellation

Monsieur le Ministre, d'une part, nous avons eu récemment la confirmation ou l'annonce en tout cas par les États-Unis du retrait de l'accord de Paris, même si on ne sait pas très bien ce que cela veut dire exactement, il y a en tout cas eu cette communication du Président Trump qui a confirmé ce qui était craint depuis déjà assez longtemps.

 

C'est évidemment une décision particulièrement inquiétante à la fois par rapport à la dynamique qui est en cours et par rapport aux politiques qui peuvent être menées par les États-Unis et par rapport à l'urgence du problème climatique et de l'action. 

 

Évidemment, cette annonce a été unanimement condamnée par un grand nombre de pays, d'autorités, d'acteurs économiques, avec notamment la confirmation par un très grand nombre d'acteurs des engagements de Paris et en condamnant cette annonce qui apparaît comme irresponsable, voire criminelle, au regard des enjeux qui sont derrière, mais paradoxalement, l'aspect surprenant et intéressant c'est qu'il y a aussi eu d'autres mobilisations en réaction à cette annonce, en particulier en interne des États-Unis, avec aussi de nombreuses interventions que ce soit de villes, d'états, d'acteurs du monde économique en disant qu'ils allaient se mobiliser d'autant plus et qu'ils veilleraient, eux, à ce que les États-Unis, respectent leur part du travail de l'accord de Paris. 

 

On peut donc se dire que la stratégie du Président Trump est peut-être contre-productive, mais cela n'en reste pas moins grave et particulièrement inquiétant. Sur ce volet, je voulais en tout cas vous interroger sur votre réaction et les contacts que vous avez peut-être à l'échelle belge et européenne à ce sujet, ce que cela implique au niveau européen ou dans l'action belge et dans l'action de la Wallonie.


En particulier, sur le plan politique, cela amènera-t-il à ce que d'autres débats soient mis sur la table par les Européens, notamment en terme de libre-échange parce que l'on peut se dire qu'il y a évidemment une grosse difficulté.


Si l'on n'avance pas dans la prise en compte du changement climatique à poursuivre un libre-échange qui ne l'intègre pas du tout de lui-même et qui implique un commerce fortement débridé à l'échelle de la planète avec y compris des produits qui ont une empreinte carbone extrêmement forte et qui sont produits à des endroits où les conditions sociales et environnementales sont tout à fait différentes de celles que nous connaissons et ne sont pas acceptables face à ces enjeux climatiques, cela rouvre une vraie discussion, je pense, sur le contexte de ces échanges internationaux.

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