« L’exécutif le plus vert de l’histoire wallonne ». C’est ce que déclare le Ministre-Président wallon Willy Borsus (MR) aujourd’hui dans les pages du journal Le Soir. Il reste à peine 10 mois pour évaluer si cette annonce est suivie d’effets et si elle peut réjouir les écologistes. « En effet, s’il y a bien eu quelques avancées, il y a de nombreux reculs et occasions manquées en matière d’environnement. Or, les défis environnementaux et climatiques sont nombreux, et nécessitent une réponse forte qui s’inscrit dans la durée. Nous avons déposé de nombreuses propositions au Parlement de Wallonie afin de répondre à ces enjeux et il est tout à fait possible de construire une Wallonie plus verte et plus durable dès aujourd’hui comme semble l’appeler de ses vœux le Ministre-Président », commente Hélène Ryckmans, députée wallonne Ecolo.

Ecolo salue ainsi certaines décisions positives, par exemple l’interdiction des objets plastiques à usage unique ou encore l’interdiction des pesticides sur les cultures de sapin de Noël.

Cela étant, les écologistes constatent des choix politiques qui vont complètement à l’opposé. En effet, ce qui ressort des choix posés dans le récent budget wallon et dans le décret programme, c’est l’insuffisance des moyens pour la transition écologique et pour le défi climatique. Ainsi, sur les 150 millions du fonds Kyoto, dédié au financement des politiques climatiques, seuls 37 millions sont effectivement affectés à des projets, le reste est là pour équilibrer le budget wallon !

« Par exemple, où restent les mesures pour une autre mobilité et pour une meilleure qualité de l’air ? Au contraire, le financement des transports en commun et du vélo est diminué. La cellule chargée de donner des avis sur la conformité des décisions du Gouvernement wallon en termes de développement durable vient d’être supprimée par le Gouvernement MR-cdH. Les moyens pour la transition de notre agriculture et, spécifiquement, pour l’agriculture bio et durable n’augmentent pas alors que la demande d’une agriculture sans pesticide ne fait que croître,… », poursuit Hélène Ryckmans.

Pour Ecolo, il est fondamental d’adopter des politiques cohérentes, et de les inscrire dans la durée. « Il faut aller au-delà des projets ponctuels et limités dans le temps, qui sont certes utiles mais qui n’ont pas un impact positif et significatif. A titre d’exemple, les indicateurs de perte de la biodiversité sont alarmants. Or, cette dernière est l’assurance-vie de l’espèce humaine. Nous avons proposé d’adopter une stratégie forte et globale pour sauvegarder et maintenir la biodiversité. Nous espérons donc être suivis par le gouvernement wallon », conclut Hélène Ryckmans.

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