La mobilité en milieu rural est un réel défi. Plusieurs expériences pilote ont été initiées depuis quelques années dans certaines régions de Wallonie pour tenter d’apporter des solutions innovantes, comme les centrales locales de mobilité ou le dispositif FlexiTEC. Ces dynamiques positives gagneraient à être développées plus largement sur le territoire wallon.

En commission de ce lundi 1er octobre 2018, Stéphane Hazée a demandé au Ministre de la Mobilité de faire le point sur ces dynamiques. Il faut malheureusement constater que rien n’avance réellement en la matière.

Pour ce qui concerne les centrales de mobilité, le Ministre avait tout d’abord annoncé sa volonté de faire tabula rasa des centrales locales existantes et des expériences de terrain pour déployer ex nihilo une centrale régionale de mobilité. Il a ensuite fait, en partie, marche arrière, en évoquant une centrale régionale qui coordonnerait des centrales locales et en réunissant ces acteurs au sein d’un groupe de travail. Las ! Près d’un an plus tard, les discussions s’enlisent et rien de concret n’a encore abouti. Dans l’intervalle, le Ministre a fini par céder le maintien des subsides aux centrales locales déjà reconnues pour des périodes successives de 6 mois (ouf !), mais cette gestion à la petite semaine entrave leur déploiement et empêche également le lancement de nouvelles centrales.

Pour ce qui concerne le dispositif FlexiTEC, l’évaluation du dispositif est manifestement positive, tant du côté des communes que des bénéficiaires ou du TEC Namur-Luxembourg qui avait lancé cette initiative en partenariat avec l’ancien Ministre Philippe Henry. Le cadre budgétaire est également maîtrisé et ce dispositif s’avère peu coûteux. Aucune perspective n’est toutefois donnée par le Gouvernement quant à la pérennisation de ce projet pilote, ni quant à sa possible extension.

Par ailleurs, Ecolo appelle également depuis plusieurs années à la création de lignes de bus express pour élargir l’offre de transports en commun de façon efficace. Un projet, en particulier, a déjà été étudié et est prêt à être lancé, entre Marche-en-Famenne en reliant les communes de la route du Condroz. Alors que le Gouvernement a annoncé dégager des moyens budgétaires pour de telles lignes, le Ministre enclenche à présent la marche arrière, en relançant la crainte d’une concurrence avec la ligne ferroviaire SNCB qu’il avait lui même écartée précédemment dès lors que cette ligne, qui dessert les communes de la vallée de l’Ourthe (Hotton, Durbuy, Hamoir, Comblain-au-Pont, Esneux, …), répond manifestement à d’autres besoins.

Pendant ce temps-là, le Gouvernement continue à privilégier une politique de création de nouvelles routes, coûteuse pour les finances wallonnes et pour la planète. Tout cela est décourageant.

Pour en savoir plus: voir les questions orales du 1er octobre sur les Centrales de mobilité et sur les Perspectives d’extension pour le projet FlexiTEC.

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