Question orale - Projet de restructuration de la ligne TEC Namur-Couvin

Publié le 17/02/2020
Type : Question orale

Monsieur le Ministre, la ligne de bus express 56 constitue une ligne importante du TEC Namur-Luxembourg. Elle relie Namur et Couvin, en démarrant à Jambes, et en allant jusque Nismes pour un certain nombre de trajets, en faisant des arrêts, extrêmement limités, à Floreffe, Fosses-la-Ville, Mettet, Florennes et Philippeville. Elle est empruntée par un grand nombre d'usagers et, pour les habitants de l'Entre-Sambre-et-Meuse, elle représente un des deux axes en matière de transports en commun, à côté du rail qui les relie à Charleroi.

Il est apparu que l'AOT – et cela a été évoqué tout à l'heure dans un questionnement de notre collègue pour ce qui concerne le principe de hiérarchisation du réseau – étudierait la restructuration de cette ligne. Le scénario envisagé était très inquiétant et apparaissait, en fait, totalement fantasque, puisqu'il s'agissait de casser la ligne qui fonctionne pour la remplacer, pour une part, par un trajet SNCB et, pour l'autre part, par un trajet WEL.

Nous savons toutes les limites du concept WEL, avec cette logique de réservation obligatoire ou cette logique de tarification parallèle à la tarification du TEC, et donc c'était réellement catastrophique comme perspective.

Avec d'autres collègues, je vous ai interrogé à ce sujet et vous nous avez rassurés en partageant l'analyse des inconvénients lourds, et en affirmant votre volonté politique de maintien de cette ligne et, plus largement, « de renforcement de l'offre de transports publics, notamment structurants, tels les lignes Express ».

Toutefois, les « réflexions » initiées par l’AOT à ce sujet - et que vous étiez en train d'éteindre - ont conduit l’OTW à répondre à ce schéma théorique. La presse, en l’espèce le journal L’Avenir, nous informe ainsi que l’administrateur général du Groupe TEC aurait indiqué aux autorités communales que si le schéma envisagé par l’AOT était mis en œuvre – et nous apprécions évidemment le caractère hypothétique de sa formulation –, le TEC aurait des « exigences » :

- un arrêt adapté à la gare SNCB de Philippeville;

- une tarification intégrée qui, idéalement, ne pourra pas être supérieure au tarif actuel si l’on veut éviter de saborder l’intermodalité entre opérateurs;

- une fiabilité des temps de parcours pour garantir la correspondance entre modes de transport et en particulier la fiabilité en entrée et en sortie de Namur, qui constitue aujourd’hui un frein énorme au respect de ces correspondances ;

- la mise en place d’un système de communication et de gestion efficace des correspondances entre opérateurs, d’une part, et au sein même du TEC, d’autre part, ce qui est un prérequis indispensable pour la réussite d’un projet de hiérarchisation du réseau.

S’agissant en particulier d’une intégration optimale entre SNCB et TEC, ces exigences dont il est question apparaissent autant théoriques que le schéma envisagé… On voit bien que ce n'est pas pour demain que ces exigences pourraient être rencontrées.

Toutefois, il n'empêche que cette communication de l’OTW en réponse aux « réflexions » de l’AOT vient surtout relancer l'inquiétude légitime des usagers par rapport à cet outil important de mobilité. Je souhaitais dès lors vous permettre de clarifier les choses. Je souhaite aussi appeler le Gouvernement à ne pas mettre à mal des outils qui fonctionnent et qui répondent à un besoin manifeste.

Dès lors, Monsieur le Ministre, pouvez-vous confirmer que la ligne 56 Namur-Couvin-Nismes n'est pas menacée, ni maintenant, ni plus tard ?

Au-delà, pouvez-vous confirmer la volonté du Gouvernement de développer des lignes Express, comme la ligne 56 ?


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