Les risques accrus de violences conjugales liées au confinement suite au Covid-19

Publié le 31/03/2020
Type : Question écrite

Le risque d'augmentation des violences conjugales et intra-familiales (touchant les femmes et les enfants) liées au confinement instauré par les autorités en Belgique est réel. Il a été observé dans d'autres pays. En Italie, déjà 3 féminicides ont eu lieu depuis le début du confinement. En France, le nombre d'appels sur la ligne d'écoute des violences envers les enfants a doublé depuis le début des mesures de confinement. On peut également s'attendre à une augmentation des violences sexuelles.

Outre l'intensification possible de ces violences, il faut prendre en compte que les victimes vont éprouver davantage de difficultés à appeler à l'aide ou à quitter leur domicile en période de confinement car les démarches qui sont déjà difficiles à entreprendre en temps normal s'en trouvent encore complexifiées.

Une campagne de communication pour faire connaître le numéro d'urgence a bien été lancée, relayée par les communes notamment et l'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes a rappelé l'existence des centres de prise en charge des violences sexuelles. Mais ils ne sont que trois.

Madame la Ministre entend-elle plaider pour l'installation en urgence des nouveaux centres envisagés ?

Concernant les compétences de la Région wallonne, le problème majeur est le manque de places d'hébergement pour les victimes. Les maisons d'accueil sont à capacité maximale. Elles fonctionnent avec le public existant et quelques urgences et ne disposent pas nécessairement de places pour une éventuelle nouvelle demande. Elles vivent un manque de personnel lié à la crise sanitaire et des chambres doivent être conservées pour des quarantaines éventuelles. Par ailleurs, certaines doivent également réduire leur capacité d'accueil pour respecter les mesures de distanciation physiques.

Quelles mesures a-t-elle prises concrètement pour pallier ce manque de places d'accueil ?

Pourrait-elle m'expliquer comment sont coordonnés d'une part l'identification dynamique des besoins en termes d'hébergement et d'autre part l'accompagnement et le suivi financier et psychologique éventuels dans ce contexte ?

Les pistes de partenariat avec des hôtels proches des maisons d'accueil (pour conserver l'accueil psychosocial), des réaffectations de logements inoccupés via les communes ou encore la mise à disposition d'infrastructures publiques ont-elles été explorées et surtout mises en œuvre ?

La mobilisation de logements vides (hôtels, gîtes, chambres d'hôtes, auberges de jeunesse) est-elle en cours, s'agissant de personnes seules ou avec enfants ?

Quelles sont les mesures prises au sein de la CIM droits des femmes en la matière ?

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