Question orale - L'évaluation du protocole d'accord concernant la gestion des abords boisés des routes wallonnes

Publié le 14/09/2020
Type : Question orale

Monsieur le Ministre,

Lle 17 octobre 2018, il y a presque deux ans, le Parlement de Wallonie a voté une motion portant sur la mise à jour du protocole d’accord interdirection opérationnelle – cela concerne la DGO1, la DGO3 et la DGO4 – concernant la gestion des abords boisés des bermes centrales et latérales pour la période 2017-2020. C’était à la suite de nombreuses interpellations sur les abattages drastiques d’arbres. À la suite de cette motion, une circulaire ministérielle comprenant diverses annexes avait été publiée le 19 avril 2019.

Je souhaite revenir vers vous pour savoir où en est la mise en œuvre du protocole et comment est assuré le suivi de sa mise en œuvre adéquate. Je rappelle à mes collègues que le vote de cette motion avait amené notamment à des auditions et à des avis assez circonstanciés des différentes directions.

Comment la mise en œuvre de ces opérations est-elle réalisée sur le terrain ? Y a-t-il des évaluations ? Si oui, que donnent-elles ?

La mise à jour de Qualiroutes a-t-elle bien été faite ?

Comment les communes, les propriétaires et les gestionnaires des parcelles sont-ils informés et associés à la gestion des bords de route ? Je pense notamment à Infrabel. Comment est assurée la cohérence avec les éventuels règlements communaux ?

J’ai entendu récemment qu’il y aurait une démarche en cours de la part de la Fédération des parcs naturels de Wallonie et de l’Union des villes et des communes pour élaborer un règlement communal type sur les abattages des arbres. Quels seraient éventuellement les liens ou la cohérence ?

Un des enjeux prégnants dans la gestion de ces abords boisés est le risque pour la faune et pour la flore, en particulier les nidifications et les dates des opérations de taille qui sont, je le rappelle, suspendues du 1er avril au 31 juillet, sauf en cas de présence d’un arbre ou d’un arbuste présentant un risque avéré pour la sécurité des usagers.

Combien d’exceptions ont-elles été demandées en Wallonie l’an dernier, et peut-être déjà cette année puisque nous sommes presque à la fin de l’année ? Quelle analyse en faites-vous ? Quelles conclusions en tirez-vous ?

Comment anticiper les enjeux climatiques futurs, notamment via le choix des essences, de manière à gérer de façon claire les abords boisés des routes et autoroutes, en évitant des entretiens coûteux, tout en assurant le rôle de couloirs verts qu’ils représentent ?

Quels sont les budgets prévus en la matière au plan Infrastructures ? Quelles sont les synergies mises en place entre ces moyens et ceux de la ministre de la Nature dans le cadre du projet de plantation des 4 000 kilomètres de haies et d’arbres ?

En bord de route, les abattages des arbres pour des raisons de sécurité ne sont pas toujours suivis de replantation.

Quel est le suivi assuré sur ces obligations de replantation ? Qui a la responsabilité de vérifier que les replantations sont bien assurées et qui les assure ?

Les arbres en bord de route et en berme centrale jouent un rôle fondamental dans la mise en place de couloirs verts, mais ce sont aussi des couloirs contre le bruit et contre le vent. Ils agissent de manière efficace pour les liaisons entre les massifs isolés. La qualité et l’efficacité de ces liaisons vertes sont-elles évaluées ?

Aujourd’hui, on a donné des indications sur l’état de la biodiversité. Que donnent les études en la matière ?

Je voulais m’assurer que la consultation et la formation des pôles Environnement, des pôles Ruralité et Aménagement du territoire du Conseil économique et social de Wallonie ont bien eu lieu alors qu’une présentation annuelle concernant la mise en œuvre de la circulaire et de ses annexes devait être assurée auprès d’eux. Cela a-t-il bien été le cas ?


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