Le marquage luminescent afin d’éclairer le Réseau autonome des voies lentes (RAVeL)

Publié le 10/03/2021
Type : Question écrite

Question écrite

Dans nos villes et nos campagnes, lorsque la nuit tombe, la lumière artificielle supplée la lumière naturelle pour pallier le manque de visibilité. Cela améliore la sécurité des usagers, bien entendu, mais engendre également une certaine « pollution » lumineuse, qui peut avoir un impact sur la biodiversité nocturne (notamment vis-à-vis des chauves-souris).

Le jeudi 20 août 2020, le SPW Mobilité et Infrastructures a testé un nouveau type de marquage routier. Réalisé grâce à un produit appelé Luminokrom1 au caractère luminescent, il offre aux cyclistes et piétons un guidage visuel sur des portions non éclairées du RAVeL.

Plus précisément, il a été posé sur un tronçon de la ligne 142 Namur-Vedrin entre le hameau de Frizet et Saint-Marc. Fréquenté par des cyclistes, mais non éclairé, cet endroit était idéal pour tester ce marquage luminescent.

La première étape de cette expérience était de suivre l'évolution technique du produit et avoir un retour des usagers afin de pouvoir l'homologuer et l'appliquer le cas échéant au printemps de cette année, et le généraliser dans minimum 2 ans.

A-t-on déjà un premier retour sur cette expérience ?

Quelles conclusions Monsieur le Ministre peut-il tirer de celle-ci ?

Est-elle concluante ?

Une plus large utilisation de ce procédé est-elle planifiée ?


Réponse

Comme l’honorable membre le spécifie, les marquages luminescents permettent un guidage visuel des cyclistes et piétons sur une distance de 80 mètres environ, mais ne sont pas conçus pour assurer une visibilité entre les usagers eux-mêmes.

Les retours de cyclistes quotidiens, dont les membres du Gracq, étaient très positifs dans les semaines qui ont suivi l’expérience de marquage sur la ligne 142.

Les mesures de performance (couleur, rugosité, et rétroréflexion) sont prévues pour le printemps lorsque les marquages sont propres et secs.

Une partie de l'application de ce marquage luminescent a été réalisée en août sur un sol humide, et il a été récemment constaté que certaines lignes se sont décollées. Le fabricant s'est engagé à transmettre à nouveau du produit afin de réparer les zones endommagées dès que les conditions climatiques le permettront (aux alentours de mars-avril).

Ces décollements sont dus à un manque d'adhérence de la sous-couche blanche du marquage en peinture ; ils se seraient de toute façon produits et ne sont pas liés au produit luminescent lui-même.

Actuellement, aucune conclusion (positive ou négative) n'est donc encore disponible, la période d'évaluation étant toujours en cours.

Le CCT Qualiroutes imposant l'homologation des marquages routiers, les marquages luminescents ne sont donc pas encore conformes aux exigences techniques du PW.

Le fonctionnement optimum du marquage luminescent étant limité aux sites sans sources d'éclairage externe (pas d'éclairage public ni de phares), son utilisation ne peut de toute façon être envisagée que sur des sites spécifiques, et pas être "simplement généralisée" sur l'ensemble du réseau.

Ils peuvent cependant être dès à présent appliqués dans le cadre de marchés qui n'imposent pas la conformité aux exigences du CCT Qualiroutes, comme par exemple, dans le cadre de chantiers expérimentaux ou de marchés communaux.

Les marquages routiers constituent un enjeu majeur pour l'avenir de la mobilité routière, et c'est dans cette direction que le SPW s'engage actuellement.


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